Gagnant un des deux quais centraux, j’avisai un petit groupe d’hommes parlant français. Je reconnus Georges Bouillard, un des responsables de la construction, en charge de la partie nord du chemin de fer. Je demandai la permission de me joindre à eux. Le train, spécialement affrété pour l’occasion, s’ébranla dans un panache de vapeur. Après avoir longé les hauts murs de la Cité tartare, nous franchîmes la brèche qui, pour la deuxième fois, avait percé la muraille qui cernait Pékin.
Laissant au loin les plateaux mongols, nous filâmes vers Lu Kou Kiao (Lugouqiao). Bouillard, qui me faisait face, entama alors le récit de la construction de la ligne, au cœur d’une Chine millénaire, s’imposant de relever le défi de la modernisation.

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