Nous cheminions à présent depuis de longues heures, au milieu de vastes terres agricoles traversées de cours d’eau sans berges, que des ponts aux tabliers métalliques permettaient d’enjamber. Un des hommes, à la gauche de Bouillard, m’expliquait que la traversée de cette région ne présentait pas d’autre difficulté que l’établissement de ces ponts sur des rives incertaines, et que parmi les nombreux ouvrages d’art que comptait la ligne, le plus compliqué à concevoir et à réaliser avait été celui que nous n’allions pas tarder à découvrir. Notre périple touchait à sa fin. A ces mots, je tournai la tête. A travers la vitre, je l’aperçus.
Roulant ses flots majestueux et éternels sous la clarté de la lune, le Fleuve Jaune nous attendait.

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